lundi, 14 juillet 2008
Savoir rire
Il faut savoir prendre tout cela à la rigolade, au moins de temps en temps. Il n'y a pas d'alternative. A la Raspail dans le Camp des saints. Du bon vin, du détachement et des éclats de rire devant le spectacle offert imposé.
La remise de la légion d'honneur à Ingrid accompagnée de moult youyous. La leçon de droits de l'homme par Kad Merad pour les beaux yeux du rastaquouère de l'Elysée. Les français dans la télé qui n'ont que les mots "métissage" "république" "diversité " "citoyenneté" à la bouche. Trop vrai pour être beau.
J'avoue avoir bien rit avec les youyous pour la légion d'Ingrid. Je l'ai regardé plusieurs fois. Toujours le même effet. Magnifique. Il y a des petites choses comme cela qui illuminent une journée. Aussi, le discours de Kad est peut être ce qu'il a fait de plus drôle depuis le Ziggy show sur Ouï FM à la grande époque. Je n'y peux rien. Selon l'humeur, les droits de l'homme ça me rend fou de rage ou ça me fait rire. Un peu comme la lettre de Guy Moquet ou une interview de Mouloud Aounit.
Et puis il y a ces incendies de voiture qui ne révoltent plus personne. Une nouvelle tradition républicaine, laïque et citoyenne. Pourquoi lutter contre? Les voitures polluent, non?!
Puisqu'il faut être républicain aujourd'hui, osons chanter en riant ces bons mots présents dans le troisième couplet de la Marseillaise :
Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
23:05 Publié dans Zeitgeist | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 14 juillet, sarkozy, betancourt, politique, humour
jeudi, 10 juillet 2008
Goûts et passions
Au fond, mes goûts étaient des passions. Ce goût de la solitude, c'était le goût d'une doctrine secrète, délicate et complexe à attacher comme une légère et précieuse captive au dos de quelque coursier d'Apocalypse.
Pierre Drieu La Rochelle - Gilles
14:42 Publié dans Belles lettres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, drieu, politique
mercredi, 09 juillet 2008
Que faire?
Réponse: Un processus involutif doit aller au bout de sa logique pour épuiser ses effets, et que puisse naître autre chose. C'est ce que montre l'exemple des dix années de la Révolution française. Certains processus peuvent être beaucoup plus longs. Quant au reste, les Européens ont d'abord besoin de refaire leurs forces en se lavant de ce qui les a minés. Ils peuvent aussi faire le profit de la maxime chinoise: "Utilise la main d'un autre pour abattre ton ennemi."
L'obligation d'abstention est naturellement odieuse à ceux que possède la passion d'agir. Qu'ils se montrent dignes de cette passion, chassant d'eux les paroles imprudentes et l'orgueil qui corrompt. C'est dans le travail et le silence que sont vécues les veillés d'armes. Après avoir longtemps désespéré de ne jamais revoir Ithaque et d'y faire bonne justice, on sait que l'occasion s'est enfin présentée pour Ulysse de la façon la plus imprévue. Loin de se ruer en aveugle, il a puisé dans sa patience et sa ruse, essuyant même les avanies des "prétendants" avant d'en triompher à coup sûr.
Les renaissances ont toujours été préparées par des très petits nombres capables de s'imposer les règles ascétiques des anciens ordres militaires, cultivant les aptitudes de la pensée et de l'action. Tels furent les réformateurs prussiens après 1806: des samouraïs lettrés. L'une des tâches ultérieures sera de civiliser les rebelles et les violents qui auront ébranlé ce qui doit disparaître.
Dominique Venner - Le siècle de 1914

13:52 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, immigration, ump, revolution, histoire
jeudi, 03 juillet 2008
Le monde d'avant
Je viens de commencer la lecture du siècle de 1914 écrit par Dominique Venner. J'ai été très marqué par la lecture de son ouvrage Histoire et tradition des Européens : 30 000 ans d'identité. Un livre brillant que je recommande à tous les petits blancs décérébrés. Je ne sais pas si cela était la volonté de l'historien, mais ce livre a tout d'un manuel de savoir être européen à l'usage des jeunes générations déculturées.
Le siècle de 1914 est un peu la réponse à la question : Pourquoi Yannick Noah, Zinédine Zidane et Mimie Mathy sont-ils les préférés des français? Comment en sommes-nous arrivés là?
Je n'en suis qu'au début, mais la plume de Dominique Venner est telle que les pages se tournent dans un mélange d'excitation, de plaisir, mais aussi de nostalgie d'un ordre perdue. De la frustration et de la haine aussi, pour celui qui ne supporte pas de voir le clown de Neuilly représenter la France en agitant ses bras comme Louis de Funès dans la Zizanie.
J'ai parlé de cette lecture avec un ami et de l'idée que je me faisais de la disparition de l'aristocratie européenne. Je réalise que les mots "aristocratie" et "noblesse" provoquent soit le rire, soit le rejet....Et c'est parti pour: "tu serais analphabète et paysan avec ton aristocratie", "il n'y aurait pas de voiture, et tu crèverais de faim avec tes seigneurs". C'est tellement mieux sous Sarkozy avec les analphabètes diplomés, les esclaves en col blanc et la paupérisation généralisée. Affirmer que l'aristocrate Bismarck a fait plus pour la justice sociale en Allemagne que Napoléon III et sa république bourgeoise pour les français n'y change rien. La noblesse c'est l'injustice, la misère, l'exploitation, c'est caca. Pourtant, Marx a reconnu ceci dans Le Manifeste: "Partout où elle a pris le pouvoir, la bourgeoisie a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens complexes et variés qui unissaient l'homme féodal à ses supérieurs naturels, elles les a brisés sans pitié, ne laissant subsister d'autre lien, entre l'homme et l'homme, que le froid intérêt...".
L'argument final du sarkocu: "L'aristocratie n'est pas compatible avec la vie moderne". Mais justement! Je n'en veux pas de ce monde moderne! Et puisqu'on parle d'Europe avec les Nons irlandais, polonais, tchèque et que j'aime bien les slogans, osons dire oui à l'Europe habsbourgeoise et non à l'Europe bourgeoise!
"Si après avoir repensé à l'Europe telle qu'elle était avant 1914, ordonnée, florissante, abondant en commodités, menant une vie facile, vigoureuse et sûre d'elle même, on est conduit à considérer l'Europe d'après-guerre, on la retrouve appauvrie, agitée, triste, toute partagée par de fausses barrières douanières, et l'on voit une Europe où se trouve dispersée la brillante société internationale qui se rassemblait dans ses capitales, où chaque peuple est occupé de ses propres tourments, saisi par la crainte du pire, et, par conséquent, détourné des choses de l'esprit, où est éteinte ou presque la vie commune de la pensée, de l'art, de la civilisation, on est porté à établir entre les deux Europe une profonde différence et à marquer la séparation par la ligne, ou plutôt par le gouffre, de la guerre de 1914-1918."
Benedetto Croce - Histoire de l'Europe au XIXe siècle (1931)
Que n'aurait pas écrit le plus grand philosophe italien de son temps sur l'Europe d'aujourd'hui pourrie par la société de consommation, incapable de produire du beau, enlaidie par une urbanisation faite de blocs de béton et de supermarchés laids comme l'enfer, mourant de la dénatalité et de la décomposition des moeurs, envahie par les peuples du tiers-monde et dominée politiquement par les État-Unis d'Amérique?!

18:36 Publié dans Ma life, Zeitgeist | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tecktonik, histoire, politique, ump, sarkozy, aristocratie, noblesse
lundi, 30 juin 2008
Notre honneur s'appelait ébriété
Malgré le trafic nul sur le RER B, j'ai réussi à me rendre à la french pride.
Ouais tu sais, c'était samedi là, à côté du quai André Citroën. Je marchais dans la rue, j'arrive au local 92 rue de Javel pis y a une fille juste devant moi avec ses grands cheveux blonds tu vois? J'ai commencé à vouloir rentrer malgré la foule parce que ch'ais pas, j'avais envie de baiser, pis tout d'un coup elle s'est retournée et là qu'est-ce que je vois?
PUTAIN MARINE LE PEN, NAN NAN MARINE LE PEN, NAN MAIS TU LE CROIS PAS? TU LE CROIS CA? PUTAIN MARINE LE PEN, NAN NAN MARINE LE PEN, NAN MAIS TU LE CROIS PAS? TU LE CROIS CA? (Katerine)
On en pense ce qu'on veut. Moi même je suis assez faché avec ses désirs d'assimilation républicaine. Mais je refuse de la considérer comme une ennemie. En fait, comme pour son père, je la préfère en tant que personne qu'en tant que politique.
Participants très différents les uns des autres. Militants, pas militants, catholiques, païens, tous là pour passer une bonne soirée. Personnel du local très sympathique, notamment une charmante serveuse ayant dut recevoir une bonne dizaine de demandes en mariage.
Il est assez triste de voir des gens se diviser violemment (surtout sur internet), alors qu'ils peuvent passer une bonne soirée alcoolisée sans se taper dessus et tomber d'accord sur l'essentiel. Avant d'être chrétiens ou païens, nationalistes jacobins ou identitaires fédéralistes, nous sommes avant tout français et européens. Merci à Monsieur Desouche d'avoir permis ce rassemblement.
16:30 Publié dans Ma life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fn, front national, soirée, politique, le pen
samedi, 28 juin 2008
100% FRENCH PRIDE / 0% TRAFIC RER B
Un grand homme politique italien du siècle dernier affirmait qu'un pays dans lequel les trains n'arrivaient pas à l'heure n'était pas un pays civilisé. Aujourd'hui, en France, les trains ne roulent même plus. Trafic nul sur le RER B. Zéro train! Je ne suis pas libéral, mais devant ce genre de situation, je bande en pensant à Thatcher. Si c'est pour avoir un service pourri, autant que cela soit privé. Et cela ferait les pieds à tous ces grévistes de profession qui font chier le monde.
Pourquoi suis-je dans un tel état? Parce qu'il y a la parade des invertis? Parce qu'il y a un match de rugby? Non, parce qu'il y a la french pride organisée par F.Desouche et parce que je suis usager du RER B. J'ai beau être un rêveur, j'ai du mal à croire à une grande union entre les pédés, les rugbymen et les fafs pour remettre les gréveux au travail.
Plus qu'aux grévistes, j'en veux à ce gouvernement de clowns et d'incapables en cravates. Il est où le service minimum sinon dans le cul de cette crapule franc-maçonne de Xavier Bertrand? Sa solution: demander à la télévision de ne pas en parler. "Will Smith a fait un concert en l'honneur de Nelson Mandela. Ca fait une belle une pour le 13:00. Et pas un mot sur la grève Madame Chazal!"
Il n'y a qu'une seule méthode pour briser une grève illégitime comme celle qui touche le RER B aujourd'hui: des coups de bâtons et de l'huile de ricin pour les protestataires. Un gouvernement qui renonce à cela n'est pas digne de respect.

Les raisons de la grève. Le préavis de la CGT-RATP porte sur les conditions de mise en oeuvre de «l'interopérabilité» entre les parties gérées par la SNCF et la RATP, qui consiste à supprimer la «relève» entre les agents de conduite de la RATP et de la SNCF à la gare du Nord et à garder le même agent sur l'ensemble de la ligne.
14:40 Publié dans Ma life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grève, rer, gay pride, socialisme, politique, french pride
dimanche, 22 juin 2008
Le défi
Le jour de mon anniversaire, j'ai depuis quelques années pris l'habitude de rester seul avec des mp3 de Françoise Hardy et des mots de Gabriel Matzneff. Il ne se passe pas un 20 juin sans que je relise Le suicide chez les Romains.
En exergue de ce texte brillant, Matzneff cite Nietzsche dans Par delà le bien et le mal :
“La pensée du suicide est une puissante consolation; elle aide à passer mainte mauvaise nuit”.
C'est exactement ce que le suicidaire que je suis a du mal à faire comprendre à ceux qui ne le sont pas. Etre suicidaire ne se réduit pas à rêver de se pendre en écoutant Joy Division. Il y a chez le suicidaire cette intarissable soif de vie incompréhensible pour un cochon rêvant de mourir de vieillesse devant sa télévision. Cela justifie certainement les soucis juridiques accompagnant la réédition du Défi contenant le texte Le Suicide chez les Romains. L'ordre totalitaire sans nom ne veut pas de Brutus et de Cassius, pas de Drieu La Rochelle et encore moins de Mishima ou de Richard Durn. La possibilité du suicide, outre qu'elle puisse comme Nietzsche le pensait réconforter les esprits tourmentés, peut être à l'origine d'actes héroïques ne pouvant être tolérés par le système. Celui-ci ne rêve que de légumes à euthanasier, pas de braves prêts à mourir à trente ans. « Essayez, si vous le pouvez, d'arrêter un homme qui voyage avec son suicide à la boutonnière. » a écrit Jacques Rigaut.
Le problème avec Matzneff, c'est l'impossibilité offerte au lecteur de fermer le livre. Je voulais juste relire Le Suicide chez les Romains mais j'ai relu tout Le défi. Lettre à Tristan, Le Printemps sacré, L'ombre d'une ombre, Désespoir de poche, L'armure vide, Nous autres bons européens, Carnet vénitien, Le tombeau de Montherlant, font parti de ces textes sans prétention qui marquent une existence. Il y a cette intelligence fulgurante, un style simple et efficace, de l'humour et de la sensualité.
Le goût prononcé de l'écrivain pour les adolescentes et les adolescents ne justifie pas l'ostracisme dont il est victime. Matzneff est rejeté par ce qu'il est un Romain pre-chrétien doublé d'un slavophile orthodoxe, non parce qu'il bande pour des jolies filles de seize ans.


15:53 Publié dans Belles lettres, Ma life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, matzneff, suicide, rome, politique
mardi, 17 juin 2008
Origine du soleil
Vu hier soir à la télé une émission sur le Japon. Ce n'est guère surprenant si ce pays suscite de l'intérêt chez les parias de la France moisie dont je fais parti. Plusieurs constats:
Dénoncer le capitalisme comme seule et unique cause de l'invasion est une sottise. Le Japon est un pays capitaliste et ethniquement homogène. Certes, ils ne sont pas libéraux et n'hésitent pas à investir massivement de l'argent public dans l'innovation, mais ils restent capitalistes. La colonisation de l'Europe a donc d'autres causes.
Les japonais connaissent une crise de la natalité semblable à celle des européens mais y apportent des solutions radicalement différentes. Alors qu'on bourre le crane des blancs en leur démontrant par 2+2=5 que la seule solution est l'immigration, plus d'immigration, toujours plus d'immigration, les japonais acceptent d'être moins nombreux, de travailler plus longtemps et d'investir massivement dans la robotique. On verra qui s'en sort le mieux.
Même si je suis le premier à penser que Mishima avait de très bonnes raisons pour se suicider et que j'ai parfois du mal a partager l'engouement de certains pour les gadgets nippons, il faut reconnaître que le Japon a su concilier modernité et tradition dans une démarche archéofuturiste assez séduisante. C'est un peu cliché, mais il y a du vrai dans cette rencontre entre le Bushido et la technoscience. Oui, il y a aussi de la décadence, mais bien moins que dans l'Europe islaméricanisée.
Bien sur, il faut comparer ce qui est comparable. L'Asie n'est pas l'Europe, le Japon n'est pas la France. Reste que l'invasion et la déculturation ne sont pas des phénomènes inéluctables. Il existe des solutions. Banzaï!

11:23 Publié dans Zeitgeist | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : japon, europe, politique, capitalisme, immigration, ump, sciences
lundi, 16 juin 2008
Chez les courtois
Dimanche après-midi passé à l'espace Champerret pour la fête du livre de Radio Courtoisie. Le tovarich Gofman n'était malheureusement pas de la fête, ostracisé par l'endive de Versailles, also known as Henry de Mesquin.
Moins de monde qu'à une certaine époque et une moyenne d'âge supérieur à 65 ans. Reste le plaisir de croiser certaines têtes, notamment celle du camarade Ratier que je ne connaissais pas. Très sympathique. Le stand des Identitaires était fort bien tenu avec la présence de certaines stars de la radio du drapeau noir et des copains. Des gens très biens.
L'aspect positif de ce genre d'évènements est de me rendre modeste. Je rencontre des gens bien plus intelligents que moi et cela fait plaisir. Je ne supporte pas cette époque qui fait de crétins de mon acabit des gens plus intelligents que la moyenne. C'est une sensation horrible de se savoir ignorant tout en étant considéré comme un intello par la masse.
16:51 Publié dans Ma life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courtoisie, radio, politique, livres
samedi, 14 juin 2008
Anti-France
Le milieu dénonce souvent l'anti-France. Il avait sûrement de bonnes raisons de le faire dans le passé. Mais aujourd'hui la France est à eux, aux autres, aux français d'après et aux kapos de la citoyenneté universelle prêts à tirer sur tous les déviants à la manière d'un Granomort.
Aujourd'hui, l'anti-France c'est nous. C'est notre sourire en voyant: Nederland 4-1 France. C'est ce patriotisme que nous avons abandonné en même temps que la patrie nous abandonnait. C'est notre refus de voir la France changer de concept en conservant le même nom. Nous sommes les français d'une époque révolue. Nous ne sommes pas des français d'aujourd'hui. Comme Brutus et Cassius, nous sommes des traîtres qui conservons notre virtus. Et en ce sens, notre trahison s'appelle fidélité.
"Il n'y a plus qu'une façon aujourd'hui d'aimer la France, c'est de la détester telle qu'elle est !" Pierre Drieu La Rochelle
17:49 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : diversité, banlieue, france, antifrance, politique


