mercredi, 06 août 2008

Enola Gay

Le 6 août 1945, la démocratie américaine utilise pour la première fois la bombe A sur la ville d'Hiroshima au Japon: 250 000 victimes. Ce crime de guerre impuni, tout comme celui ayant eu lieu dans le ciel de Dresden quelques mois plus tôt, n'est surement qu'un détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale, n'est-ce pas... Et dire qu'après ça ils osent faire chier Karadžić!

Cela me donne envie de chanter ce passage du Kimi ga yo (hymne national du Japon) : "Puisse votre règne durer mille ans." Mais après on va dire que...

mercredi, 09 juillet 2008

Que faire?

Réponse: Un processus involutif doit aller au bout de sa logique pour épuiser ses effets, et que puisse naître autre chose. C'est ce que montre l'exemple des dix années de la Révolution française. Certains processus peuvent être beaucoup plus longs. Quant au reste, les Européens ont d'abord besoin de refaire leurs forces en se lavant de ce qui les a minés. Ils peuvent aussi faire le profit de la maxime chinoise: "Utilise la main d'un autre pour abattre ton ennemi."

L'obligation d'abstention est naturellement odieuse à ceux que possède la passion d'agir. Qu'ils se montrent dignes de cette passion, chassant d'eux les paroles imprudentes et l'orgueil qui corrompt. C'est dans le travail et le silence que sont vécues les veillés d'armes. Après avoir longtemps désespéré de ne jamais revoir Ithaque et d'y faire bonne justice, on sait que l'occasion s'est enfin présentée pour Ulysse de la façon la plus imprévue. Loin de se ruer en aveugle, il a puisé dans sa patience et sa ruse, essuyant même les avanies des "prétendants" avant d'en triompher à coup sûr.

Les renaissances ont toujours été préparées par des très petits nombres capables de s'imposer les règles ascétiques des anciens ordres militaires, cultivant les aptitudes de la pensée et de l'action. Tels furent les réformateurs prussiens après 1806: des samouraïs lettrés. L'une des tâches ultérieures sera de civiliser les rebelles et les violents qui auront ébranlé ce qui doit disparaître.

Dominique Venner - Le siècle de 1914

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jeudi, 03 juillet 2008

Le monde d'avant

Je viens de commencer la lecture du siècle de 1914 écrit par Dominique Venner. J'ai été très marqué par la lecture de son ouvrage Histoire et tradition des Européens : 30 000 ans d'identité. Un livre brillant que je recommande à tous les petits blancs décérébrés. Je ne sais pas si cela était la volonté de l'historien, mais ce livre a tout d'un manuel de savoir être européen à l'usage des jeunes générations déculturées.

Le siècle de 1914 est un peu la réponse à la question : Pourquoi Yannick Noah, Zinédine Zidane et Mimie Mathy sont-ils les préférés des français? Comment en sommes-nous arrivés là?

Je n'en suis qu'au début, mais la plume de Dominique Venner est telle que les pages se tournent dans un mélange d'excitation, de plaisir, mais aussi de nostalgie d'un ordre perdue. De la frustration et de la haine aussi, pour celui qui ne supporte pas de voir le clown de Neuilly représenter la France en agitant ses bras comme Louis de Funès dans la Zizanie.

J'ai parlé de cette lecture avec un ami et de l'idée que je me faisais de la disparition de l'aristocratie européenne. Je réalise que les mots "aristocratie" et "noblesse" provoquent soit le rire, soit le rejet....Et c'est parti pour: "tu serais analphabète et paysan avec ton aristocratie", "il n'y aurait pas de voiture, et tu crèverais de faim avec tes seigneurs". C'est tellement mieux sous Sarkozy avec les analphabètes diplomés, les esclaves en col blanc et la paupérisation généralisée. Affirmer que l'aristocrate Bismarck a fait plus pour la justice sociale en Allemagne que Napoléon III et sa république bourgeoise pour les français n'y change rien. La noblesse c'est l'injustice, la misère, l'exploitation, c'est caca. Pourtant, Marx a reconnu ceci dans Le Manifeste: "Partout où elle a pris le pouvoir, la bourgeoisie a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens complexes et variés qui unissaient l'homme féodal à ses supérieurs naturels, elles les a brisés sans pitié, ne laissant subsister d'autre lien, entre l'homme et l'homme, que le froid intérêt...".

L'argument final du sarkocu: "L'aristocratie n'est pas compatible avec la vie moderne". Mais justement! Je n'en veux pas de ce monde moderne! Et puisqu'on parle d'Europe avec les Nons irlandais, polonais, tchèque et que j'aime bien les slogans, osons dire oui à l'Europe habsbourgeoise et non à l'Europe bourgeoise!

"Si après avoir repensé à l'Europe telle qu'elle était avant 1914, ordonnée, florissante, abondant en commodités, menant une vie facile, vigoureuse et sûre d'elle même, on est conduit à considérer l'Europe d'après-guerre, on la retrouve appauvrie, agitée, triste, toute partagée par de fausses barrières douanières, et l'on voit une Europe où se trouve dispersée la brillante société internationale qui se rassemblait dans ses capitales, où chaque peuple est occupé de ses propres tourments, saisi par la crainte du pire, et, par conséquent, détourné des choses de l'esprit, où est éteinte ou presque la vie commune de la pensée, de l'art, de la civilisation, on est porté à établir entre les deux Europe une profonde différence et à marquer la séparation par la ligne, ou plutôt par le gouffre, de la guerre de 1914-1918."

Benedetto Croce - Histoire de l'Europe au XIXe siècle (1931)

Que n'aurait pas écrit le plus grand philosophe italien de son temps sur l'Europe d'aujourd'hui pourrie par la société de consommation, incapable de produire du beau, enlaidie par une urbanisation faite de blocs de béton et de supermarchés laids comme l'enfer, mourant de la dénatalité et de la décomposition des moeurs, envahie par les peuples du tiers-monde et dominée politiquement par les État-Unis d'Amérique?!

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vendredi, 20 juin 2008

La chaîne Histoire

Via la Freebox, j'ai accès à la chaîne Histoire dans la boîte à troubadour (© Jacquouille la fripouille). Patrick Buisson, ancien journaliste à Minute puis directeur du Crapouillot, en est le DG ce qui a le mérite d'agacer les anti-fascistes primaires.

Dans l'émission le Grand Débat (comment peut-on débattre de l'Histoire s'offusqueront les belles âmes approuvant la stalinienne loi Gayssot), on peut profiter des lumières de gens très sympathiques comme Dominique Venner ou le sémillant Eric Zemmour.

Et puis dans l'émission Le Forum de l'Histoire, il y a cette jeune femme brune, Juliette Goudot, qui tient une petite chronique. Le pouvoir de son visage est terrifiant. Je repense au film Le déclin de l'empire américain.

jeudi, 19 juin 2008

Le déclin de l'empire américain

Vu le film canadien : Le déclin de l'empire américain. Houellebecquien avant l'heure.

On peut résumer le film simplement. Un dîner entre amis doit avoir lieu. Les hommes parlent des femmes en préparant à manger tandis que les femmes parlent des hommes en faisant du sport. Les relations amoureuses et l'entreprise de crétinisation universelle y sont abordées avec dépit et humour.

Un élément du film a particulièrement retenu mon attention:

Rémy, professeur d'université, affirme devant ses étudiants qu'il y a trois choses importantes en Histoire: le nombre, le nombre et le nombre. La démographie, les minorités, tout s'explique par le nombre. L'Histoire n'est pas une science morale conclut-il. Il n'y a pas de place pour la justice, le bon droit et la compassion. Il a bien raison. C'est toute la différence entre l'Histoire et la pornographie mémorielle. Par extrapolation, la seule manière de prédire l'Histoire de France est d'observer ce qu'il se passe dans les maternités et les écoles primaires. C'est le futur visage de la France. L'Histoire retiendra la dénalité des autochtones et l'invasion en provenance du tiers-monde comme les deux phénomènes majeurs du XXI ème siècle. Le nombre, le nombre et le nombre! Le reste relève du détail si je peux me permettre.

A quand un film intitulé Le Camp des Saints?!

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dimanche, 08 juin 2008

De l'idéologie à la norme

On prétend souvent que notre époque est celle de la mort des idéologies. En réalité, notre monde est idéologiquement saturé. Mais cela n'est pas perçu pour cette raison qu'une seule idéologie domine les représentations, bénéficiant d'un monopole qui l'a transformée en norme. Et cette norme est d'autant moins discutée qu'elle utilise à son profit une rhétorique morale de tolérance qui masque sa très réelle intolérance à l'encontre de ce qui n'est pas elle-même. Cela  explique que les médias de grande diffusion, hormis de légères nuances de forme, disent tous la même chose, offrant la même interprétation des évènements passés ou présents. Mais dans un monde qui change rapidement, une utopie qui ne répond plus aux attentes du devenir ne peut survivre longtemps.

Dominique Venner - La Nouvelle Revue d'Histoire #36