mercredi, 28 mai 2008
Rapport Attali
La J-pop a été crée pour les amateurs de filles en jupettes et ceux qui n’en peuvent plus d’entendre “Nique la France” dix fois par jour.
Personnellement, je n’ai jamais vu deux jeunes japonaises faire la fête à Carrefour. Quand je fais mes courses, entre le rayon hallal et les gosses qui hurlent, j’ai plutôt envie de partir le plus vite possible.
Toujours la grande perversité du système. Jouer sur les bas instincts des mâles en manque de chair fraiche pour refiler sa merde.
PS: durant le refrain, on peut les entendre chanter "Au supermarché, faut aller en acheter!". Si Mishima ne s'est pas suicidé sans raison valable, il faut tout de même reconnaître que les japonaises restent des vraies japonaises. Pas de japonaises de branche au pays du soleil levant. Les racines sont intacts. Même si le système peut être critiqué, l'essenciel est préservé.
14:23 Publié dans Zeitgeist | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jpop, musique, halcali, attali, ump, economie, japon
mardi, 27 mai 2008
Un bunker en banlieue
Je viens de finir Un Bunker en banlieue de Jean-Louis Costes.
Jean-Louis, la cinquantaine, habitant un HLM de Saint-Denis, pète les plombs à cause des racailles et de France Info. Il s’enferme dans son HLM et s’entoure de parpaings. Avec son chat, ses bières, sa machette et sa connexion Internet, il prépare la guerre contre la cité Lénine à partir de son bunker. La suite… Pour ceux qui connaissent Costes: pas de surprise. Pour les autres : l’horreur!
Ce qui compte avec Costes, c’est le style. Même si le fond est intéressant (la vie moderne en banlieue rend fou), c’est son style qui transforme des petites réflexions de sous-blanc humilié par le monde en une folle poésie apocalyptique. Si la fin a été assez pénible à lire (délire sur l’inceste), le reste du livre est vraiment de qualité. J’espère que Jean-Louis Costes n’a pas oublié d’envoyer un exemplaire de son livre au Maire de Saint-Denis, au Président de la Région IDF. Et puis un à Julien Dray. Pourquoi Julien Dray? Pourquoi pas?!
Petit extrait:
Ca fait cinquante ans que j’en chie Cité Lénine, entre le Leader Price et le Bricorama. Les coups, les vols, les insultes. La peur, la honte… Pour moi, c’est fini le Auschwitz light, à quatre pattes en jogging rayé, entre deux rangs de waffen-racailles… L’heure de la révolte a sonné. Je me construis mon bunker et la contre-attaque va commencer… Mieux vaut mourir les armes à la main, que se faire flinguer connement pour une Playstation en panne! Maintenant, la Playstation, c’est moi qui joue dedans. C’est moi le super-héros qui mitraille les méchants dans les dédales de ciment. Je vais passer au lance-flammes ce putain de quartier!
Pour commander Un Bunker en banlieue (refusé par tous les éditeurs), ça se passe ici.
14:19 Publié dans Belles lettres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, banlieue, antiracisme, livres
lundi, 26 mai 2008
Entre les murs
14:16 Publié dans Beauté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : école, cinéma, clara morgane, sex
A l'écart
Regardons-nous en face. Nous sommes des hyperboréens, — nous savons assez combien nous vivons à l’écart. « Ni par terre, ni par mer, tu ne trouveras le chemin qui mène chez les hyperboréens » : Pindare l’a déjà dit de nous. Par delà le Nord, les glaces et la mort — notre vie, notre bonheur… Nous avons découvert le bonheur, nous en savons le chemin, nous avons trouvé l’issue à travers des milliers d’années de labyrinthe. Qui donc d’autre l’aurait trouvé ? — L’homme moderne peut-être ? — « Je ne sais ni entrer ni sortir ; je suis tout ce qui ne sait ni entrer ni sortir » — soupire l’homme moderne… Nous sommes malades de cette modernité, — malades de cette paix malsaine, de cette lâche compromission, de toute cette vertueuse malpropreté du moderne oui et non. Cette tolérance et cette largeur du cœur, qui « pardonne » tout, puisqu’elle « comprend » tout, est pour nous quelque chose comme un sirocco. Plutôt vivre parmi les glaces qu’au milieu de vertus modernes et d’autres vents du sud !… Nous avons été assez courageux, nous n’avons ménagé ni d’autres, ni nous-mêmes : mais longtemps nous n’avons pas su où mettre notre bravoure. Nous devenions sombres et on nous appelait fatalistes. Notre fatalité — c’était la plénitude, la tension, la surrection des forces. Nous avions soif d’éclairs et d’actions, nous restions bien loin du bonheur des débiles, bien loin de la « résignation »… Notre atmosphère était chargée d’orage, la nature que nous sommes s’obscurcissait — car nous n’avions pas de chemin. Voici la formule de notre bonheur : un oui, un non, une ligne droite, un but…
Nietzsche - L’Antechrist
14:11 Publié dans Belles lettres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nietzsche, antechrist, philosophie, hyperborée
jeudi, 22 mai 2008
Réforme de la télévision publique
14:08 Publié dans Zeitgeist | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : télévision publique, réforme, ump, coppé, humour
mercredi, 21 mai 2008
Harry Potter et les chrétiens
Sur le blog de Radio Courtoisie, j’apprends que des sectateurs du Galiléen partent en croisade contre Harry Potter. A l’heure où les cantines scolaires de Roubaix ne servent plus que des repas halal par soucis de commodité (sans que les défenseurs de l’Allahicité républicaine n’y trouve la moindre chose à dire), des catholiques lancent une fatwa contre un livre dont le héros est un sorcier.
Que reproche-t-on à Harry Potter?
“Sous couvert de fiction, il s’agit en fait d’initier les jeunes à l’occultisme et à cette forme particulière d’occultisme qu’est la magie.”
Personnellement, je trouve le fond idéologique de Harry Potter un peu trop … chrétien. J’avoue avoir plus de sympathie pour Malfoy que pour Potter et ses amis bien-pensants. Cependant, l’univers est intéressant. Si j’avais des enfants, je préfèrerais qu’ils lisent Harry Potter et de l’heroic fantasy plutôt que La Bible et autres délires monothéistes venant du désert.
En quoi montrer de la magie et des créatures fantastiques issues de nos vieilles religions européennes serait plus scandaleux que de montrer un crucifié israélite en slip à des petits enfants?
Je n’ai rien contre les catholiques qui font ce qu’ils ont à faire dans leur coin. Chacun son truc. Mais avec le soutient aux immigrés clandestins, l’organisation de comités anti-Halloween, la promotion de l’amitié entre les religions du livre et le procès en sorcellerie contre Harry Potter, les cathos commencent à me les gonfler.

14:01 Publié dans Désert | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : harry potter, christianisme, paganisme, radio courtoisie
mardi, 20 mai 2008
Moi, le loup des steppes
J’aspirais l’air un long moment, je flairai la musique sanglante et bariolée, je humai, lubrique et exaspéré, l’atmosphère du dancing. La partie lyrique du morceau était sucrée, graisseuse, dégoulinante de sentimentalité ; l’autre était sauvage, extravagante, puissante, et toutes les deux, pourtant, s’unissaient naïvement et paisiblement et formaient un tout. C’était une musique de décadence, il devrait y en avoir eu de pareille dans la Rome des derniers empereurs. Comparée à Bach, à Mozart, à la musique enfin, elle n’était, bien entendu, qu’une saleté, mais tout notre art,toute notre pensée, toute notre civilisation artificielle, ne l’étaient-ils pas, dès qu’on les comparait à la culture véritable ? Et cette musique-là avait l’avantage d’une grande sincérité, d’une bonne humeur enfantine, d’un négroïsme non frelaté, digne d’appréciation.
Hermann Hesse - Le loup des steppes
12:05 Publié dans Belles lettres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alizee, hermann hesse, litterature, musique
lundi, 19 mai 2008
Heimat
Mon retour en France se passe plus ou moins bien. Quitter l’Irlande fut plus dur que je ne le pensais pour diverses raisons que je ne souhaite pas aborder. Par contre, mon retour à la vie française fut aussi peu enthousiasmant que je m’y attendais. Je ne crache pas sur tout. Il est bon de relire l’Enéide de Virgile au Jardin du Luxembourg et de trainer dans le quartier latin sous le soleil de mai. Il est en revanche plus que pénible de subir la racaille partout ailleurs. C’est une violence de tous les instants. Je ne supporte pas de voir mon pays crever. Paris n’est plus qu’un Musée dans lequel presque plus aucun français n’a les moyens de vivre. Tout autour, c’est l’enfer de la banlieue: les racailles, le rap, l’horreur esthétique et la subversion mondialiste. Certes, je n’envisage de rester en IDF que pour quelques temps. Mais que de souffrance!!! Vendredi soir, j’ai eu envie de partir avec une petite valise prendre un avion pour je ne sais où, mais loin, très loin. Mais le problème est moins l’espace que le temps. Partir, encore… Je suis déjà parti. Je suis revenu. Pourquoi cela serait à moi de partir? Une certitude, cette époque rend fou les conscients. De M Pokora à Nicolas Sarkozy, en passant par le Tecktonik, Gérard Miller et Yannick Noah, tout est réuni pour pousser au suicide ceux qui ne s’enthousiasment pas pour les horreurs du monde moderne.

18:56 Publié dans Ma life, Zeitgeist | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : luxembourg, paris, modernité
Reloaded

11:51 Publié dans Ma life | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bardot, bb, beauté


